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<< L'église de Saint-Pardoux a été bâtie sur une éminence, à mi-côte d'une haute montagne, appelée le Pétru, en tête de la vallée qui s'allonge jusqu'à Masgrangeas, en face de la colline sur laquelle sont perchés l'église et le bourg de Saint-Martin-Château.

Elle
aurait été érigée
en 1178, sous le règne de Louis VII le Jeune, si l'on s'en
rapporte à la date
inscrite sur l'une des pierres qui ferment la clef de voûte
de la chapelle
latérale située du coté du

Avant
la construction de la maison curiale, en 1832, on entrait dans
l'église par la
porte placée dans le pignon ouest, sous le clocher.
Le
presbytère était
autrefois construit dans un jardin, aujourd'hui transformé
en pré ; il fut
démoli en 1793. Lors de l'édification du nouveau
presbytère, près de l'église,
on y transporta et l'on plaça à la porte
d'entrée une pierre de taille portant
la date de 1690.A cent mètres de l'église, dans
la direction de l'ouest, se
trouve un monticule surmonté d'un gros rocher,
d'où l'on découvrait un
magnifique panorama. Le sommet de ce rocher a la forme d'un fauteuil.
Au dire
de la légende, Saint-Pardoux venait s'y reposer et
méditer. >> **

François Tissier,
curé de Saint-Pardoux, enrichit son église d'une
nouvelle cloche, ainsi que le
constate la mention suivante qu'il en a faite aux registres
paroissiaux:
« Le 22e du susdit mois
et an
(décembre (1647), a été
bénite la troisième cloche de. cette
église, par moi
soussigné, avec permission de Monseigneur de Limoges, en
présence de M Jehan
Savy, notaire, et de Me Piene Savy, aussi notaire, qui ont
signé >>
*

**
<< La
voûte est en berceau
plein cintre en blocage. Le choeur est séparé de
la nef par deux demi-colonnes
engagées portant un doubleau de section carrée.
Le chevet plat est éclairé par
une longue baie plein cintre, n'ayant que 0m,70 de largeur de
lumière pour un
large ébrasement intérieur de 2m,40.
Il
existait probablement
huit contreforts pour maintenir la voûte. On en distingue
encore trois sur la
façade Nord, un sur le chevet, deux sur la façade
Sud. Il reste la trace de la
base d'un contrefort dans la seconde nef et un autre paraît
avoir été
complètement supprimé également dans
cette nef au Sud.
Une
grande fenêtre,
semblable à celle du chevet, était
située à la façade ouest, mais elle a
été
démontée et remployée, comme nous le
verrons plus loin, au XVè siècle.
La
porte d’entrée est
située au Nord, du coté où se trouvait
la cour du prieuré. Cette baie en tiers
point, ornée de trois redents, garnis de colonnettes en
délit, est surmontée de
trois archivoltes à boudins toriques, reposants sur six
chapiteaux.

Ces
chapiteaux ont déjà
les feuilles en forme de crosse de l’extrême fin du
XIIè siècle, époque
confirmée par les bases à tores et scotie avec
griffes aux angles. Deux
demi-collonettes engagées et appareillées
supportent un quatrième cintre de
même profil, mais aplati. L'ensemble, quoique fruste, est de
bonne proportion.
A
gauche de cette porte,
se trouve intérieurement un bénitier,
certainement de la même époque, composé
d'une cuve de granit tout unie sur laquelle se détachent en
relief, la lune et
le soleil. En dessous de ce dernier, un petit buste rudimentaire
rappelle la
tradition de la tête de Phœbus antique. (2) >>
** Z.
Thoumieux assisté de Ch. A. Paquet
*** Extraits d'un document de M Albert Mayeux architecte en chef des Monulants historiques